Modification du PLU

Le Nouveau Centre est particulièrement intéressé aux équilibres sociaux et économiques des territoires et très attaché à la mixité sociale.

Représentants du Nouveau Centre à Asnières-sur-Seine, nous inscrivons nos attentions et nos intentions dans le cadre géographique de la boucle nord des Hauts-de-Seine. Il s’agit pour nous de construire l’avenir en prenant en compte la réalité de villes denses et imbriquées qui partagent atouts et faiblesses et conservent une diversité culturelle et sociale forte.

C’est favorablement que nous avons reçue la nouvelle disposition du PLU garantissant la réalisation d’au moins 25% de logements sociaux dans les opérations comprenant au moins 2 500 m² de planchers. La coexistence de ces seuils permet de soutenir la mixité sociale sans bloquer le renouvellement urbain sur les parcelles ne permettant la réalisation que de petites opérations, au risque de laisser perdurer des immeubles insalubres.

Cependant, nous regrettons vivement que la modification du  PLU ne s’inscrivent pas dans une vision d’aménagement du territoire à l’échelle de l’unité urbaine constituée par les villes de la boucle nord des Hauts-de-Seine.

A défaut de Schéma de Cohérence Territorial (SCOT) déjà abouti, la responsabilité politique nous commande d’éclairer les décisions d’urbanisme de la commune d’Asnières au regard du bassin de population qui englobe notre ville. Et en matière de logement social, en particulier, de calculer le taux de logement social à cette échelle.

Pour rester cohérent avec les projets de la majorité socialiste, nous indiquons ici le pourcentage de logement social dans les quatre villes dont l’ambition des Maires est de former une communauté d’agglomération à très court terme (Gennevilliers, Colombes, Bois-Colombes et Asnières) soit près de 40% de logements sociaux. Sans compter donc Villeneuve-La Garenne dont le taux de logement social est de 57%.

Partant du principe que s’il y a un minimum nécessaire, il y a un maximum admissible, nous pensons qu’à 40% le risque de « ghettoïser » la boucle Nord des Hauts-de-Seine est déjà présent. Notons à ce moment, que la ville d’Asnières est éligible à la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) depuis trois ans ce qui marque son appauvrissement, et que les Hauts d’Asnières viennent d’être classés en Zone de Sécurité Prioritaire.

L’objectif poursuivi ne pouvant être l’appauvrissement de nos villes, le PLU d’Asnières-sur-Seine devrait permettre d’améliorer son équilibre socio-économique. Les conditions ne nous paraissent pas réunies.

Enfin, la mixité sociale doit exister également dans la part du logement social. C’est-à-dire que cette part doit être elle-même partagée entre le logement très social et le logement intermédiaire. A l’heure où la majorité socialiste du Conseil Régional a fait le choix idéologique aberrant de ne plus aider le logement social intermédiaire, et dont les premières victimes sont les classes moyennes, nous aurions souhaité que des dispositions dans le PLH corrige cette absurdité. Rien de tel.

Avec la disparition des aides au logement social intermédiaire, c’est toute la mixité sociale, à travers  la possibilité d’un parcours résidentiel pour les Franciliens, qui est  attaquée.


Audition le 30 juin 2017 du préfet des Hauts-de-Seine Pierre SOUBELET :

« La loi ne permet pas de traiter ces sujets au niveau intercommunal pour ce qui est de la production de logements sociaux et du respect de l’obligation par les communes du nombre de logements sociaux. Les objectifs quantitatifs sont communaux. Dans ce département (Hauts-de-Seine) il serait intéressant de traiter les choses au niveau intercommunal. Parce que lorsque l’on regarde l’obligation qui est faite, aux 36 communes, la moyenne est de 28%, au delà de 25% au plan départemental. Mais la différence est immense entre la commune la moins pourvue (6%) et la plus pourvue (70%). Au niveau des EPT, si on agrège les résultats des communes, on s’aperçoit qu’on n’est pas très loin des 25%, voir au delà dans beaucoup de cas. Il y a peut-être un intérêt à ce que ces sujets soient traités au plan intercommunal, car je vois bien la difficulté pour beaucoup de communes, d’atteindre l’objectif notamment lorsqu’on est parti de très loin, 6% par exemple pour atteindre 25% en 2025. Il y a un retard ancien et structurel que l’on a du mal à combler. Peut-être que la solution est intercommunale, ce qui permettrait de sortir de la relation compliquée que l’on a parfois entre préfet DRHIL et commune sur l’objectif quantitatif à atteindre. »

 

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A propos Pierre-Nicolas BUREL

Délégué Nouveau Centre / #UDI à #Asnières sur Seine. Candidat démocrate en 2008 au conseil général des Hauts-de-Seine sur le canton sud d'Asnières : 17,15%.
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