Un débat public pour une intercommunalité pertinente dans la boucle nord

Le sujet de l’intercommunalité de la boucle nord des Hauts-de-Seine est une question de cadre de vie et de vivre ensemble dans un contexte urbain ou les limites des villes ressemblent plutôt à des limites d’arrondissements parisiens. Il y a dans la boucle nord une nécessité « naturelle » de l’intercommunalité.

La cohérence géographique et la nécessité de projet sont des critères essentiels d’une délimitation de communauté d’agglomération.

Densité IAU sans légende rognée.pngLe méandre de la Seine et la densité de population définissent un bassin de population. Cet espace rassemblent les communes de Villeneuve-La Garenne, Gennevilliers, Colombes, Bois-Colombes, La Garenne-Colombes, Courbevoie et Asnières.

Habituellement, d’autres critères « secondaires » sont pris en compte dans les démarches intercommunales : la sociologie des communes, les contingences électorales, l’actualité politique, les besoins et les ressources à partager ou à tenter de garder pour soi et les ambitions personnelles. Et c’est là que le bât blesse !

Après les municipales 2008, les maires de Clichy et Colombes saisissant  l’opportunité de la victoire du PS aux élections municipales à Colombes et à Asnières ont initié une démarche d’intercommunalité rassemblant d’abord des commune « à gauche » : Clichy, Colombes, Asnières, Gennevilliers et Saint-Ouen (93). Bois-Colombes participe à cette démarche ; Villeneuve-La Garenne se tient à l’écart.

Les discussions entamées depuis deux ans sont plus ou moins portées à la connaissance des habitants des villes concernées. Au mieux à Gennevilliers qui fait un réel effort de communication auprès de la population, au pire à Asnières ou le sujet politiquement sensible semble tabou (relire Le dossier chaud de l’interco). Le silence sur son blog d’élu du maire adjoint MoDem, délégué à l’intercommunalité et partisan résolu du projet, illustre l’embarras de la majorité ou du MoDem.

Les communes de la boucle nord ne sont pas prêtes à appréhender sereinement une grande intercommunalité. Il y a bien sûr en cause une frilosité historique des villes, mais l’initiative tactique et politicienne de l’axe Clichy-Asnières-Colombes interdit d’autres démarches, sincères et plus intéressantes pour les habitants. Par ailleurs, le fait que Courbevoie tourne le dos à sa voisine du Nord est très mal ressenti à Asnières.

Une forme de discussion plus ouverte, générale plutôt que multilatérale est nécessaire. Ce n’est qu’avec la bonne information des citoyens qu’on peut s’élever au-dessus des intérêts politiques immédiats et imaginer de vraies solutions. C’est bien l’esprit du « débat public« .

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A propos Pierre-Nicolas BUREL

Délégué Nouveau Centre / #UDI à #Asnières sur Seine. Candidat démocrate en 2008 au conseil général des Hauts-de-Seine sur le canton sud d'Asnières : 17,15%.
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